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28/11/2017

Sexualité / Pouvoir

Posté par Mine de rien et Kaspar

 

Pédophilie, inceste et autres joyeusetés…

Les ravages du pouvoir sur autrui ...

 

Avoir la main sur le berceau, pour gouverner le monde …

 

 

Encyclopédie Universalis 

Etymologie et mythologie :

 

Le terme pédophilie est d'un emploi relativement récent. 

 

Il nous vient de la terminologie psychiatrique de la fin du XIXe siècle.

 

 

C'est un néologisme formé de l'alliance de deux racines grecques : paispaidos, signifiant « enfant » et philein, « aimer d'amitié ».

Étymologiquement, l'acception de pédophile est entendue comme signifiant « celui qui aime les enfants ».

Le terme philia n'ayant aucune connotation sexuelle en grec, il n'était pas des plus judicieux de le retenir pour caractériser une pulsion libidinale conduisant, dans les cas les plus graves, à un passage à l'acte, avec ou sans violence.

Il importe de bien différencier cette notion moderne de pédophilie de la notion antique de pédérastie.

Ce dernier terme, formé à partir de la même première racine et de erastês, « amoureux », dérivé de erân (désirer sexuellement), signifie spécifiquement dans l'Antiquité le désir amoureux de l'homme adulte pour un jeune garçon. 

C'est par un abus de langage que, au XIXe siècle, le terme pédérastie fut pris pour équivalent du mot homosexualité. Ce dernier, apparu au milieu du siècle, désigne l'appétence d'un sujet – masculin ou féminin – pour des personnes de son sexe.

Il n'est alors question que de relations entre adultes consentants.

La pédérastie comme relation initiatique est une pratique que l'on retrouve dans les plus anciennes sociétés (Papous, Aborigènes) et sur tous les continents (Polynésie, Chine, Japon, Crète, Grèce).

Dans la tradition mythologique grecque, l'amour des jeunes garçons possède une double valence. 

Côté séduction, c'est le mythe du jeune Ganymède, à peine adolescent, dont l'extrême beauté avait charmé le plus puissant des dieux de l'Olympe, Zeus.

Ce dernier aurait pris la forme d'un aigle pour enlever le jeune mortel.

Devenu sur l'Olympe son amant, Zeus en fit son échanson.

À côté de cette face lumineuse, il y a une face sombre de l'amour des enfants, beaucoup plus archaïque...

 

 

 

L’Obs:

Qui est pédophile?

 

Il n’y a pas un pédophile type

La pédophilie est une attirance sexuelle pour les enfants impubères, relativement stable et fixée.
Il ne faut pas la confondre avec l’attirance sexuelle pour les adolescents, appelée encore héphébophilie (ou hébéphilie pour simplifier).

 

Précisons pour les puristes :

Certains pédophiles sont aussi hébéphiles, mais tous les hébéphiles ne sont pas pédophiles.

La grande majorité des pédophiles sont des hommes, mais la proportion de femmes pédophiles demeure difficile à évaluer, car leur pédophilie peut s’exprimer d’une manière beaucoup plus discrète que chez les hommes.

On trouve des pédophiles dans toutes les couches de la société.

 

 

Dans la société moderne, ce type de préférence est considéré comme une perversion sexuelle (paraphilie) et les activités s'y rapportant sont condamnées par la loi, notamment en raison du fait qu'une personne n'ayant pas la majorité sexuelle ne peut apporter un consentement éclairé.

Les passages à l'acte de pédophiles, soit les relations sexuelles entre un adulte et un enfant — par définition au-dessous de la majorité sexuelle — constituent, juridiquement, des abus sexuels sur mineur, qualification qui peut prendre différentes formes selon la législation et le type d'acte sexuel incriminé.

 

 

«Pourquoi Zeus nous oblige à passer par les femmes pour avoir des fils? […] 

Quel besoin a-t-on des femmes, quand l’esclave est là pour les travaux ménagers, et l’adolescent désirable pour les ébats amoureux ?»

Eschyle, poète antique grec

 

Le mariage est le seul garant de la reconnaissance de paternité.

Toute sexualité hors mariage peut engendrer des enfants non reconnus par leur géniteur, donc, des bâtards illégitime.

C’est pourquoi dans toute société patriarcale traditionnelle, les relations hétérosexuelles extra-conjugales sont strictement interdites (sauf avec les prostituées), et punies dans le sang.

 

Dans les sociétés les plus patriciennes (ex : Rome), où les femmes sont rabaissées à un rang inférieur aux esclaves, et où les hommes rêvent d’avoir des fils sans le ventre des femmes (idéal olympien), une institution universelle au patriarcat s’est développée : l’amour sodomite des petits garçons qui se substituent aux femmes.

Les femmes étant donc interdites hors mariage (payer une dot), hors prostitution (payer une prestation sexuelle), la dernière solution est d’avoir des rapports sexuels avec ce qui y ressemble le plus : un garçon pré-pubère, imberbe…

 

 

Cela dit, le Talmud (livre du judaïsme) permet les relations sexuelles avec les petites filles qui n’ont pas encore leurs règles, c’est-à-dire non fertiles.

L’institution traditionnelle de la pédérastie se retrouve non seulement à Rome, mais aussi à Athènes, en Afghanistan, au Japon, chez les Mayas, et chez les Celtes fraîchement rentrés dans le patriarcat…

 

 

Bacha Bazi, une tradition pédophile afghane :

Étymologie : Bacha Bazi (en persan: بچه بازی, littéralement «jouer avec les enfants» en dialecte iranien, et « jouer avec les garçons »en dialecte afghan), aussi connu comme baccha (de la Bacheh Persique بچه «enfant, jeune homme, veau») ou Bacha bereesh(garçon imberbe).

En Asie centrale, les Bacha Bazi sont de jeunes garçons travestis en filles, qui dansent et chantent lors de soirées festives réservées aux hommes. Ces garçons sont souvent prostitués et violés.

 

 

C’est une forme d’esclavage sexuel de garçons pré-pubères et d’adolescents, qui sont vendus à des hommes riches ou puissants, pour leur divertissement et leurs activités sexuelles.

Cette entreprise est prospère en Afghanistan, où de nombreux hommes y voient un symbole de prestige social.

Les autorités essayent de réprimer la pratique, mais beaucoup doutent que cela soit efficace, car la plupart des hommes impliqués sont puissants et bien armés.

 

Beaucoup sont d’anciens chefs de guerre qui ont lutté avec l’OTAN contre lesTalibans. Sous les talibans, le bacha bazi était interdit.

 

 

 

La pratique du bacha bazi est une forme de pédérastie (du grec ancien παις- paid- « enfant » et ἐραστής / erastès « amant »).

La pratique est répandue en Asie centrale depuis des temps très anciens, et semble-t-il, depuis les anciens grecs (empire Séleucide d’Asie, descendants d’Alexandre le grand…).

 

Dans une société pratiquant une ségrégation sévère entre hommes et femmes, où celles-ci cloîtrées au foyer sont absentes de la société, où les hommes n’ont le droit de voir que le visage des femmes de leur famille (mère, sœurs, épouse), la tentation de la pédérastie est grande.

 

Ces coutumes d’apartheid sont pratiquées depuis les assyriens et les hébreux, les grecs et les romains, les indiens et les perses… et semblent produire les mêmes conséquences : si les grecs et les romains sont célèbres pour leur pédérastie institutionnalisée, le Japon médiéval n’est pas en reste (samouraïs et bonzes des monastères), ni les civilisations méso-américaines (Maya, Aztèques…).

 

 

Au paradis d’Allah :

 

LE SAINT CORAN, traduction en langue française du sens de ses versets et transcription en caractères latins . Ouvrage réalisé par l’Atelier Graphique Albouraq 2007. Impression achevée en mars 2007 sur les presses de Dar Albouraq Beyrouth-Liban.

. à la Sourate 76, l’Homme (El-Insan) – verset 19 :  » Et là circuleront autour d’eux des enfants à l’éternelle jeunesse; quand tu les verras, tu penseras que ce sont des perles défilées. « 

. à la Sourate 56, l’Évènement (El-Waqi’ah) – verset 17:  » Autour d’eux des éphèbes toujours jeunes. « 

Ibn Kathir nous dit que  » les garçons sont toujours les mêmes. Préservés du vieillissement, ils ne changent jamais. Ils sont immortels et jeunes pour l’éternité. « 

. Le cheikh Mohammed Gala keshk dit encore:  » les garçons au paradis sont destinés à la jouissance sexuelle des élus, ils sont  » les perles défilées « , tandis que les Houris sont  » les perles préservées " Aussi sont-ils de même nature puisque serviteurs les uns et les autres des joies du sexe".

. M. Ibrahim Mahmoud nous apprend que le cheikh Mohammed Galal keshk est un éminent universitaire, diplômé de l’Université Al-Azhar. Ce dernier affirme donc que ces garçons éternellement jeunes sont voués aux joies du sexe.

Ainsi l’homme qui sera resté chaste sur la terre aura le droit, au paradis, de se livrer à la sexualité à laquelle il aura résisté au long de sa vie terrestre.

Ainsi les Houris sont-elles les récompenses promises pour ne pas avoir commis l’adultère sur terre, et cela par crainte de Dieu.

Et les jolis garçons seront la récompense de ceux qui ont désiré avoir des relations sexuelles avec des adolescents, sans oser le faire, pour garder leur chasteté sur cette terre.

Cette déclaration de Mahmoud est en accord avec celle d’Ibn Quaim El-Jozyyiah:  » celui qui se privera de la débauche parce qu’elle est pas permise sur la terre l’aura en récompense de sa chasteté au paradis, et au plus haut degré – notamment en compagnie de jeunes éphèbes « .

 

 

 

Au pays des samouraïs pédophiles :

 

 Le shudō (衆道) est la tradition japonaise d’une homosexualité de type pédérastique pratiquée au sein des samouraïs de l’époque médiévale jusqu’à la fin du XIXe siècle.

Le terme est en fait l’abréviation de wakashudō(若衆道), « la voie des jeunes hommes » (jeune (waka) et homme (shu)). Le terme  (, voie, chemin) est apparenté au mot chinois tao, chemin menant à l’éveil.

 

Aucune source ne nous renseigne sur l’existence éventuelle de pratiques homosexuelles dans le Japon de l’Antiquité.

Entre la fin du XIe siècle et la première moitié du XIVe siècle, si sont bien relatées les amours de quelques empereurs avec de beaux garçons, celles-ci n’ont donné naissance au Japon à aucune tradition homosexuelle, à la différence de ce qui avait eu lieu en Chine dès l’Antiquité.

 

 

 

Les bonzes sodomites

 

Bien que ce soit en 1485 qu’apparaisse pour la première fois le terme shudō, la tradition homosexuelle au Japon lui est nettement antérieure, avec les relations amoureuses entre les moines bouddhistes et leurs novices (chigo).

La légende veut que ce soit le bonze Kūkai (également connu sous le nom de Kōbō Daishi), fondateur de l’école bouddhique de Shingon, qui ait importé de Chine l’amour mâle et ses enseignements.

Le nom du Mont Kōya (où subsiste encore aujourd’hui le monastère fondé par Kōbō Daishi) était souvent utilisé pour désigner les relations de type pédérastique jusqu’à la fin de l’époque pré-moderne.

Les premiers Européens à visiter le sol japonais furent frappés par la fréquence et la publicité des relations de type pédérastique.

Ainsi le jésuite portugais Alessandro Valegnani observait-il en 1591 : 

« Les jeunes garçons et leurs partenaires, ne considérant pas la chose comme grave.

 

« En fait, ils y voient honneur et en parlent ouvertement.

Non seulement la doctrine des bonzes ne la tient pas pour un mal mais eux-mêmes pratiquent cette coutume, la tenant pour absolument naturelle et même vertueuse. »

 

 

L’amour pour les femmes féminise les hommes

Par ses aspects pédagogiques, militaires et aristocratiques, le shudō s’apparente fortement à la pédérastie grecque.

La pratique en était tenue en haute estime et se voyait encouragée au sein du groupe des samouraïs.

On la considérait comme bénéfique pour le garçon, en ce qu’elle lui enseignait vertu, honnêteté et sens du beau.

Lui était opposé l’amour pour les femmes, accusé de féminiser les hommes.

 

Le mauvais exemple de Rome et des papes

La contre-réforme, organisée par le concile de Trente (1545 – 1553) institue l’inquisition et l’Ordre des Jésuites, fondé par Ignace de Loyola, chargé de l’éducation de la jeunesse, de la conversion des infidèles, du maintien du catholicisme face aux progrès du protestantisme.

A Rome, Daniel Volterra, un disciple de Michelange, fut chargé de peindre des cache-sexes sur les nus de son Maître.

On le surnomma  « il braghettone » .

A Paris, on recommença à brûler les sodomites.

Mais là encore, le pouvoir tolère chez les grands, ce qu’il interdit au peuple (Henri III, roi en 1574 ou Jacques 1er, roi d’Écosse en 1567, puis roi d’Angleterre en 1603).

Dès le début de la Renaissance, la lutte contre l’homosexualité se relâche un peu ; non parce que l’église a renoncé à la réprimer, mais parce que le « mauvais exemple » vient aussi bien de Rome et de ses papes que des familles royales et princières.

 

Ce sont les écrivains, les poètes qui, dans le silence des puissants, s’érigent en procureurs.

 

 

Le « vice italien » de l’aristocratie européenne

Ronsard, du Bellay, d’Aubigné, se déchaînent contre le  « vice italien  » d’Henri III et de sa cour. L’homosexualité est toujours étrangère ; en Italie, c’est le  » vice allemand  » ; en Allemagne et en Espagne, c’est  » le vice français  » !!!

Si les goûts d’Edouard II, mort en 1327, semblaient mal acceptés par le peuple anglais, ceux de Jacques 1er, mort en 1625, ne paraissent pas inquiéter ses sujets. Ses liaisons successives avec son cousin français d’Aubigny, puis avec Lennox et Robert Carr, sont notoires.

 

Les rois s’exhibent avec leurs ravissants éphèbes

L’opinion publique accepte l’homosexualité du roi, comme elle avait accepté celle de la reine Élisabeth.

Jacques 1er et ses proches ne craignent donc pas de s’afficher avec de ravissants éphèbes qui se permettent toutes les familiarités. Le roi connaît cependant les limites de cette tolérance : Francis Bacon en est un exemple (1561 -1626), savant et philosophe, conseiller privé, puis garde des sceaux, il vit son homosexualité avec discrétion.

En 1621, lorsque Bacon sera accusé de sodomie, Jacques 1er ne se hasardera pas publiquement à défendre leurs penchants communs. Pour la forme, Bacon sera emprisonné quelques-jours à la tour de Londres, puis définitivement banni de la cour.

Si le peuple anglais avait accepté les goûts de son roi, c’est peut-être parce qu’il avait rempli sa mission en se mariant et en donnant un héritier au trône.

Henri III ne sut pas faire de même et le peuple ne lui pardonnera pas. Il sera assassiné par un moine fanatique, Jacques Clément.

 

Louis XI, Henri II, Charles VIII, François I er, Louis XIII, Louis XVI, épousèrent des princesses de 12 à 15 ans, c’était la mode à l’époque, une fille était nubile à 12 ans, donc mariable, et potentiellement « engrossable »...

Était-ce parce que nos aïeux étaient plus précoces ?

On serait devenus un peu attardés au fil du temps ? 

Pour mémoire, l’état des lieux et des lois sur ce point*.

On voit que jusqu’en 2005, c’était 15 ans l’âge de la maturité sexuelle (supposée).

L’autre question étant, un garçon de 20 ans qui fait l’amour à une fille de 15 ans est-il pédophile ?

 

 

 BOURDIN : pédophilie :


https://www.youtube.com/watch?v=RRRFSDjuSOU

 

 

 

 

 

 

Comment une femme peut-elle être pédophile ?

 

Revers de l’inégalité, les femmes sont souvent idéalisées, jugées incapables de commettre les mêmes horreurs que les hommes.

Or, on découvre de plus en plus que c’est faux, en particulier quand il s'agit d'abus sexuels sur les enfants.

Qui sont-elles, comment en arrivent-elles à agresser des enfants, et, la plupart du temps, les leurs ?

Le phénomène est-il en hausse, quel rôle y joue Internet ? Enquête au cœur de l'impensable.

 

 

" Une explosion de la pédophilie féminine "

Cindy, Gloria, Jennifer, Karla… Il suffit de cliquer sur les sites Internet -américains où sont fichés les délinquants sexuels pour tomber sur des centaines de noms de femmes condamnées pour viols sur mineur et attouchements sur leurs propres enfants.

En Grande-Bretagne, les portraits patibulaires de -Vanessa George continuent d’occuper la une des tabloïds.

Puéricultrice à la -Little Ted Nursery de Plymouth, -Vanessa George a été jugée coupable d’agressions sexuelles répétées sur des enfants de 2 à 5 ans, de fabrication et d’échange d’images pédo-pornographiques par l’intermédiaire de Facebook.

 

Pour démêler le vrai du faux et faire le point sur ce sujet tabou, rendez-vous à l’université de Montréal où la criminologue Franca Cortoni vient de conduire la première étude d’envergure sur les agresseuses sexuelles.

Avec un groupe de chercheurs et de thérapeutes spécialisés dans le suivi psychologique de ces femmes, elle a analysé l’ampleur réelle du phénomène et cherché à comprendre ce qui pouvait conduire une femme à commettre un crime sexuel.

« D’après les données que nous avons recueillies dans plusieurs pays, nous explique-t-elle, les femmes constituent 5 % de la population des délinquants sexuels. 

Ce chiffre est probablement sous-estimé.

Les victimes d’abus féminins parlent encore moins que les victimes des hommes. Les services judiciaires et médico-psychologiques ne sont pas entraînés à repérer les agresseuses.

Je me souviens du cas d’une mère qui avait avoué à son généraliste qu’elle se livrait à des attouchements sur sa propre fille.

Le médecin avait conclu qu’elle était délirante et l’avait envoyée chez un psychiatre.

 

Dans nos représentations sociales, il est impensable qu’une femme, et a fortiori une mère, abuse d’un enfant.

La violence sexuelle ne peut être que du côté des hommes ».

 

Franca Cortoni poursuit : « 92 % des victimes des femmes sont des enfants de moins de 9 ans, et le plus souvent, leurs propres enfants. 

 

Un tiers des agresseuses agissent seules, et les deux autres tiers, accompagnées par un homme avec lequel elles abusent, de leur plein gré ou sous la contrainte.

 

Lorsqu’elles sont seules, leur victime est le plus souvent masculine, tandis qu’elle est féminine lorsqu’elles co-agressent avec un homme.

Les agressions peuvent être beaucoup plus graves, voire aller jusqu’au meurtre, lorsqu’elles sont perpétrées avec un homme ».

 

Femmes pédophiles : des abuseuses… abusées

Que font les femmes qui abusent d'un enfant ?

Réponse de Franca Cortoni : « La même chose qu’un homme : pénétration digitale ou avec un objet, attouchements imposés par la douceur ou la violence, ordre donné à l’enfant de satisfaire sexuellement la femme ».

 

Ces femmes peuvent-elles être qualifiées de pédophiles ?

« La pédophilie est une attirance sexuelle partielle ou exclusive pour les enfants. Dans l’état actuel de nos recherches, nous supposons qu’il y a des femmes pédophiles mais la proportion est probablement bien inférieure à celle des hommes.

 

Même s’il peut y avoir une gratification érotique dans le contact sexuel, les motivations et la dynamique psychologique sont beaucoup plus complexes qu’une simple recherche de satisfaction pulsionnelle ».

Des thérapeutes qui traitent ces femmes, en milieu carcéral ou en milieu ouvert, tentent de comprendre les ressorts psychologiques des agresseuses sexuelles.

 

C’est le cas de Monique Tardif, psychologue à l’Institut Philippe Pinel dans la banlieue de Montréal, un hôpital de psychiatrie légale spécialisé dans le suivi thérapeutique de criminels, qui au cours de sa carrière, a eu affaire à une centaine d’entre elles.

« Il faut d’abord souligner que les femmes abuseuses ont toutes une histoire très lourde de victimisation sexuelle ou émotionnelle, beaucoup plus que d’autres types de délinquantes.

Elles ont subi toutes sortes de sévices pendant leur enfance et elles arrivent à l’âge adulte avec une grande fragilité identitaire, un sentiment d’impuissance et une incapacité à nouer des relations saines. »

Dans mon expérience clinique, j’ai observé que beaucoup de ces femmes placent un espoir fou dans leur relation de couple. Elles comptent sur l’homme pour les stabiliser et les valoriser, elles sont prêtes à tout pour maintenir cette relation.

 

Lorsque l’enfant apparaît comme un élément de rupture du couple, il va devenir un bouc émissaire, le responsable de la rupture.

 

Plutôt que de le frapper, ce qui risquerait d’entraîner une perte totale de contrôle de soi, la femme va manifester son ressentiment et son ambivalence par des contacts sexuels agressifs, par exemple des manipulations brutales des organes génitaux pendant la toilette.

Parce qu’elles estiment que l’enfant est responsable de leurs mauvaises relations avec le conjoint, certaines femmes vont l’instrumentaliser, le mettre à la place du conjoint en le forçant à leur donner du plaisir.

 

J’ai suivi une femme qui avait fait de son jeune fils le substitut de son conjoint, un objet à l’égard duquel elle éprouvait un mélange d’excitation érotique et de sentiment de vengeance.

Parfois, c’est l’enfant de trop qui va écoper. ça se passe bien pour le premier et le deuxième, et c’est le troisième qui va être la cible de la violence sexuelle.

Certaines mères agressent leurs filles pour maintenir une fusion dans la victimisation. 

Comme elles ont été violentées pendant leur enfance, elles violentent leurs petites filles pour en faire un autre elle-même, pour se sentir moins seules.

 

Lorsqu’elles observent que leur mari est attiré par leur fille devenue adolescente, certaines mères prennent les devants, conjurent leur terreur d’être abandonnées soit en agressant elles-mêmes leur fille, soit en l’offrant à leur mari.

Elles organisent les évènements, plutôt que d’en être les victimes ».

 

C’est probablement ce type de motivation qui a poussé Monique Olivier à participer aux viols et aux meurtres commis par son mari, le tueur en série Michel Fourniret.

 

 

Femmes pédophiles : une conception insensée de l'amour

Sherry Ashfield, psychologue à la Fondation Lucy Faithfull, organisme anglais dédié à la prise en charge des victimes et des auteurs d’abus sexuels, a également une longue expérience des mères abuseuses.

« Beaucoup de mères attachent une grande importance à la maternité, non pas par rapport à l’enfant, mais au statut social que le fait d’être enceinte leur confère. 

Lorsqu’elles attendent l’enfant, elles ont l’impression d’exister davantage par rapport aux autres et d’être enfin respectées. 

 

Celles qui ont des conjoints violents échappent provisoirement aux coups pendant leur grossesse.

Après la naissance, certaines femmes perçoivent leur enfant comme l’extension d’elles-mêmes, un être sans autonomie sur lequel elles ont tous les droits et vers qui elles vont projeter leur agressivité ou leur conception insensée de l’amour.

J’ai rencontré le cas d’une femme victime d’inceste qui tripotait le sexe de sa fille en lui disant : “Petite princesse, c’est comme ça que je t’aime”, répétant exactement ce que lui avait dit son père.

Beaucoup de ces femmes sont incapables de concevoir l’intimité et la tendresse autrement que dans une expression sexuelle.

Pour elles, les contacts sexuels avec l’enfant sont la seule manière qu’elles ont d’exprimer ce qu’elles appellent l’amour.

Pour d’autres, l’enfant devient rapidement un persécuteur, surtout s’il ressemble au conjoint violent ou s’il est né d’un viol. 

Lorsque ces femmes arrivent dans le système judiciaire et que leurs enfants sont placés, elles le vivent comme une catastrophe.

Elles ne regrettent pas tant leur enfant que d’avoir perdu leur statut de mère".

 

Au cours des longues séances de thérapie qu’elle conduit avec ces femmes, Sherry Ashfield a parfois beaucoup de mal à leur faire prendre conscience de la nature de leurs actes.

« Elles me donnent toutes sortes de justifications : “Il n’y a rien de mal avec le sexe, au contraire”, “J’ai ouvert mon petit garçon à cet univers excitant et agréable…”, “De toute façon, il ne s’en souviendra pas”, “C’était mieux que ça soit moi qui lui fasse plutôt que mon mari, qui lui aurait vraiment fait du mal. En le faisant moi-même, je l’ai protégé…”

Il y a aussi les justifications romantiques, en particulier chez les femmes qui ont des relations avec de très jeunes adolescents.

Elles le dépeignent souvent comme un prince charmant avec lequel elles se sentent en confiance, contrairement à l’homme adulte qui est perçu comme dangereux.

D’une manière générale, la relation sexuelle avec l’enfant ou l’adolescent donne à ces femmes le sentiment de contrôler quelque chose ».

Pour Sherry Ashfield, Internet joue désormais un rôle dans la criminalité sexuelle féminine. 

« La rapidité et la facilité avec laquelle les images circulent sur Internet contribuent probablement à normaliser la déviance sexuelle.

Depuis l’affaire Vanessa George, on sait qu’il y a des femmes qui téléchargent des images pédo-pornographiques et qui s’en servent comme adjuvant érotique dans leurs relations sexuelles adultes ».

 

 

Femmes pédophiles : accusées à tort par leurs maris

Franca Cortoni, Monique Tardif et Sherry Ashfield s’opposent toutes trois à l’idée d’une explosion de la criminalité sexuelle féminine.

Pour Monique Tardif, « on dirait aujourd’hui qu’il y a une satisfaction revancharde à dire que les femmes commettent autant d’agressions sexuelles que les hommes, ce qui est complètement faux ».

Sur des sites Internet créés par des associations de pères divorcés, on commence à tomber sur des accusations vengeresses du style : « mon ex-épouse est pédophile!»

Il y a fort à parier que de plus en plus de pères luttant pour la garde de leur enfant vont accuser leur ex d’attouchements sexuels. 

Le sujet est suffisamment grave et délicat pour ne pas tomber dans le sensationnalisme et la paranoïa généralisée.

 

 

Aux États-Unis et au Canada, plusieurs assistantes maternelles ont déjà été accusées à tort d’agressions sexuelles sur des enfants.

Entre tabou et furie médiatique, il faut s’en tenir à une réaliste vigilance, écouter les victimes et concevoir des programmes thérapeutiques adaptés aux agresseuses.

 

(Marie-Claire)

 

 

 

 

Longtemps occultés, les comportements incestueux et pédophiles féminins ne sont étudiés que depuis la fin des années 1980. La reconnaissance d'une telle rupture de l'image sacro-sainte de la mère est demeurée longtemps un tabou incontournable, indicible... Qu'il a bien fallu briser sous l'effet du tapage médiatique accompagnant, depuis, des procès hors normes.

 

 

RTL

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/l-integrale-l...

 

 

 

 

 

 

La perversion à travers les âges

Sarah Chiche

Publié le 15/04/2012


 

Les pervers font le mal pour le mal, jouissent de l’angoisse qu’ils suscitent chez autrui et défient les normes morales d’une société par leurs conduites « déviantes ». Mais est-on pervers de la même façon au Moyen Âge qu’au XXIe siècle ?

Violeur d’enfants, mari manipulateur, homme politique aux mœurs légères… Désormais, pas une semaine sans que le mot « pervers » soit utilisé à tort et à travers dans les médias pour désigner à la vindicte publique des individus dont le comportement déviant scandaleux, grotesque ou abject nous donne à voir dans un miroir grimaçant ce que nous nous évertuons à cacher sans cesse : la part obscure de nous-mêmes. Mais où commence la véritable perversion ?

 

L’existence du mot « pervers » est attestée en 1190 et dérive de « pervertere » : retourner, renverser, inverser, commettre des extravagances.

Avant l’existence du mot, pouvait-on constater l’existence de la chose ?

Existait-il des pervers dans l’Antiquité ?

On rapporte que le règne de Caligula (37 à 41) fut marqué par la dépravation sous toutes ses formes.

L’empereur était assoiffé de sang, se délectait du spectacle de ses gladiateurs s’entre-déchirant sous ses yeux et aimait à se travestir en femme.

Peut-il y avoir des pervers dans un monde où l’esclavage est contractualisé, c’est-à-dire où les rapports de domination et de soumission entre le maître et l’esclave sont la norme ?

Si la perversité de certains comportements a toujours existé, ne peut-il y avoir perversion que dans une société d’hommes libres qui peuvent transgresser certains interdits fondamentaux, religieux et laïcs ?

 

Dans la Rome antique, ce n’est pas l’homosexualité qui est contre-nature mais la posture soumise de celui qui se fait sodomiser – l’idée étant, dit l’historien Paul Veyne, de « sabrer et de ne pas se faire sabrer ».

Sénèque note ainsi : « La passivité est un crime chez un homme de naissance libre ; chez un esclave, c’est son devoir le plus absolu. » 

Sont donc considérées comme normales toutes les activités sexuelles où l’homme libre est actif : avec une épouse, une maîtresse, avec « l’esclave, homme ou femme ».

Certaines pratiques sont toutefois dites « contre-nature » : la bestialité, la nécrophilie, et les unions avec les divinités.

 

 

L’existence du mal chez un individu relève-t-elle de l’ordre divin ?

 

L’homme médiéval appartient corps et âme à Dieu.

Le démon tentateur lui instille le goût du vice et de la perversité, mais l’être humain peut obtenir son salut, touché par la grâce ou par la force de sa foi, en acceptant sa souffrance inconditionnelle.

Pour toute une tradition religieuse et littéraire de l’époque, la souillure est le corollaire de la sainteté.

Les pratiques de destruction de soi, de flagellation et d’ascétisme permettent au mystique de s’identifier à la passion du Christ.

Catherine de Sienne (1347-1380) mange le pus des seins d’une cancéreuse, la visitandine Marie-Madeleine Alacoque (1647-1690) se repaît des vomissements et des matières fécales d’une dysentérique – et ce contact buccal suscite en elle la vision de Jésus la tenant bouche collée à sa plaie .


 

Ancien compagnon de route de Jeanne d’Arc, Gilles de Rais viola et tua environ 300 enfants avec des raffinements de cruauté qui défient l’entendement et inspirèrent bon nombre d’écrivains, dont Joris-Karl Huysmans et Georges Bataille.

Durant son procès, il n’invoquera pas le diable comme inspirateur de ses actes, mais l’éducation reçue par son grand-père paternel, un richissime seigneur féodal, qui l’initia au crime à l’âge de 11 ans…

 

Nerf de bœuf, cravache ou orties, les flagellants médiévaux déploient des trésors d’inventivité pour se livrer sur leur corps à des actes de mortification.

D’abord popularisée au XIe siècle par Pierre Damien, prieur du monastère de Fonte Avellana très violemment hostile à l’homosexualité, l’autoflagellation se veut l’instrument d’une sanction divine pour combattre le relâchement des mœurs.

Mais dès la fin du XIIIe siècle, des confréries vagabondes se regroupent clandestinement, échappent au contrôle de l’Église, et l’autoflagellation devient assimilée à «un rite disciplinaire d’allure semi-païenne, puis franchement diabolique ».

 

 

 

Le libertin est-il un pervers ?

 

Le libertinage intellectuel du XVIIe siè­cle affirme l’autonomie morale de l’homme face à l’autorité religieuse : tout dans l’univers relève de la matière, laquelle est seule à imposer ses lois.

Au XVIIIe siècle, la référence constante à un ordre divin qui servirait de tutelle et définirait la place du curseur entre le bien et le mal s’effrite.

Pour certains, le mal devient l’expression d’une nature barbare de l’homme qui le distingue de l’animal et qu’il faut corriger par le progrès et la civilisation (Étienne Bonnot de Condillac, Denis Diderot).

 

Pour d’autres, il est le fruit d’une mauvaise éducation qui viendrait pervertir la nature humaine (Jean-Jacques Rousseau).

Le marquis de Sade métamorphose le projet des Lumières en un nouvel ordre disciplinaire, sans limites, guidé par l’impératif de la jouissance et propose comme fondement de la République une inversion radicale de la loi : obligation de la sodomie, de l’inceste et du crime.

L’acte sexuel sadien consiste à toujours traiter l’autre comme un objet interchangeable.

Tout objet en vaut un autre.

Le monde vivant, dans son ensemble, doit être traité comme une collection de choses à démembrer et désarticuler et dont il faut jouir de la façon la plus irreprésentable.

La place de Sade était-elle à l’asile ou en prison ?

Au moment où son internement à l’asile de Charenton suscite de nombreux débats dans l’opinion, s’ouvre une bataille, d’une actualité toujours aussi brûlante, autour de la définition de la folie et de sa possible guérison, qui oppose juristes et partisans de la psychiatrie naissante.

Que doit-il advenir des pervers dans un monde sans Dieu ?

 

 

 

La médecine, nouvelle référence ?

Le discours positiviste qui émerge au XIXe siècle propose une morale adossée non plus à la religion mais au juridique et à la science.

En 1810, le Code pénal français entérine la laïcisation des pratiques sexuelles.

Dès l’instant où elles se déroulent dans un cadre privé entre adultes consentants, elles ne peuvent plus faire l’objet d’un crime ni même d’un délit.

 

Aliénistes, médecins, criminologues et experts auprès des tribunaux élaborent une première sexologie scientifique, abondamment nourrie d’observations de cas.

L’aliéniste Étienne Esquirol est le premier à faire rentrer les désordres sexuels dans un traité de psychiatrie en les incorporant aux monomanies ou délires partiels.

Progressivement, la psychiatrie s’intéresse à l’étude des comportements sexuels singuliers.

On trouve le premier usage médical du mot « perversion » en 1842 dans l’Oxford English Dictionnary.

En France, il naît sous la plume du psychiatre Claude-François Michéa en 1849, à travers le récit qu’il fait du cas du sergent Bertrand, accusé d’avoir violé et mutilé des cadavres de femmes.

Dans Psychopathia Sexualis (1886), Richard von Krafft-Ebing se livre à une taxinomie aussi rigoureuse qu’édifiante des perversions sexuelles.

 

Albert Moll, Magnus Hirschfeld ou Henry H. Ellis et ses monumentales Études de psychologie sexuelles (1897-1928) lui emboîteront le pas.

 

 

Tous pervers ? La révolution freudienne

 

En 1905, Les Trois Essais sur la théorie sexuelle de Sigmund Freud font l’effet d’une bombe.

Freud postule l’existence d’une sexualité dès l’enfance.

L’enfant est un « pervers polymorphe » car la satisfaction qu’il recherche n’est pas génitale : le bébé prend du plaisir à téter, à sucer son pied, et à déféquer.

Ces pulsions fonctionnent de manière anarchique et autoérotique jusqu’à la puberté, moment où la pulsion sexuelle s’organise sous le primat du génital.

 

La perversion n’est pas due à une dégénérescence ou à une quelconque anomalie constitutionnelle.

On ne naît pas pervers, on le devient.

Le pervers est donc celui qui reste cramponné à des satisfactions qui ne sont plus de son âge : la perversion est liée à un arrêt du développement de la pulsion sexuelle et à une déviation de l’objet de la pulsion (dans la pédophilie, par exemple), du but (ainsi du voyeurisme) ou de la zone érogène (dans le fétichisme).

 

Toutefois, dit Freud, nous avons tous des tendances perverses fortement développées mais, la plupart du temps, refoulées et rendues inconscientes, les fantasmes inconscients présentant les mêmes contenus que les actes pervers.

 

Comme le soulignera la psychanalyste Joyce Mac Dougall, nombre d’adultes « décrivent une variété infinie de scénarios érotiques, d’objets fétiches, de déguisements, de jeux sadomasochistes, qui sont des sortes d’espaces privés dans leur vie amoureuse et ne sont ressentis ni comme compulsifs ni comme indispensables pour atteindre le plaisir sexuel ». 

Or, dans les cas de fétichisme pervers, l’objet inanimé se substitue entièrement à la personne réelle – dont l’existence peut devenir gênante pour la satisfaction du but sexuel…

 

Plus tard, Jacques Lacan apportera un éclairage décisif pour qui veut comprendre ce qu’est le passage à l’acte pervers.

Car le pervers n’est pas celui qui veut faire du mal à l’autre mais celui qui cherche à l’angoisser.

Ainsi, le masochiste n’est pas celui qui veut souffrir, mais celui qui cherche à souffrir à un point tel que cela finisse par éprouver l’autre dans ses capacités à pouvoir se maîtriser – c’est-à-dire non seulement à le tester dans ses capacités à dominer l’autre mais surtout à se dominer lui-même.

 

Peut-on avoir des fantasmes pervers sans être un pervers ?

Affaire Dutroux, affaire d’Outreau, affaire Fourniret…

De nos jours, la figure du pédophile est devenue « une sorte d’essence de la perversion dans ce qu’elle a de plus haïssable», non seulement pour ses passages à l’acte (ce qu’il a fait) mais aussi sa « dangerosité » (ce qu’il pourrait faire) .

La loi du 25 février 2008 relative à la rétention de sûreté entend maintenir enfermés les prisonniers en fin de peine présentant un risque très élevé de récidive, notamment pour les crimes sexuels. Guérit-on de la perversion ?

 

La place des pervers est-elle à l’hôpital psychiatrique ou en prison ?

Ces questions, désormais au cœur du traitement particulier accordé aux délinquants sexuels, en appellent une autre : si l’on juge les hommes non plus seulement pour ce qu’ils ont fait mais pour ce qu’ils pourraient faire, peut-on avoir des fantasmes pervers sans être un pervers ?

Dans les années 1980, le terme perversion disparaît de la terminologie psychiatrique mondiale pour être remplacé par celui de « paraphilie ».

 

Or le mot désigne aussi bien les pratiques sexuelles qualifiées autrefois de perverses que les fantasmes pervers.

 

En d’autres termes, on range dans le même panier les personnes à qui il est arrivé de fantasmer une relation sexuelle avec des enfants, celles qui regardent des vidéos d’actes sexuels avec des enfants mais ne passeront jamais à l’acte (et ils sont nombreux !) et celles qui les violent.

 

Récemment, on apprenait que dans la prochaine édition du DSM (le manuel de classification internationale des troubles psychiatriques) prévue pour 2013, on trouverait une nouvelle catégorie diagnostique : l’hébéphilie, ou préférence sexuelle pour les jeunes adolescents.

 

Professeur à la faculté de médecine de l’université de New York et éminent spécialiste des fondements conceptuels de la psychiatrie, l’Américain Jerome Wakefield s’en inquiétait ouvertement : « Ce diagnostic peut être utilisé pour psychiatriser un jeune de 19 ans qui a des relations sexuelles consenties avec plusieurs filles de 14 ans, en en faisant un violeur récidiviste.

 

Beaucoup de gens s’accordent à dire qu’avoir des relations sexuelles avec des adolescents même avec leur consentement est moralement répréhensible, et doit être puni sur le plan légal.

Toutefois, à partir de quand une telle préférence ou un tel désir devient-il un trouble mental qui donne un fondement juridique au fait qu’on vous place en détention provisoire ? » 

 

On le voit, si la définition de la perversion comporte des invariants – jouir du mal et de la destruction de soi ou de l’autre  –, la façon dont on la circonscrit et les moyens mis en place pour s’en prémunir et la sanctionner épousent les normes éthiques, judiciaires et médicales de chaque époque.

 

 

 

 

 

L’inceste, une affaire familiale ? :

 

En réalité, s’y dissimulent des secrets qui taisent violences familiales et dysfonctionnements.

Dans une famille où se commet l’inceste, il règne :

l’abus de confiance

l’abus de pouvoir

l’abus sexuel.

La personnalité manipulatrice de l’abuseur et parfois la complicité plus ou moins consciente de l’entourage, contribuent à offrir à l’extérieur une image sans faille.

 

L’inceste existe dans tout type de famille : il n’est pas lié aux conditions socio-économiques, ni au niveau intellectuel, ni aux convictions religieuses, politiques ou philosophiques de la famille. De même l’abuseur peut être aussi bien une femme qu’un homme.

 

L’inceste met en cause la Personnalité du père, de la mère, leur histoire d’enfant et celle de leur couple. Les interactions avec leurs enfants et eux-mêmes permettent de comprendre qu’il s’agit bien d’un symptôme, qui est l’expression d’une confusion et d’un malaise profond qui touche tous les membres de la famille.
La députée UMP Marie-Louise Fort a remis, mercredi 28 janvier, aux ministères de la justice, de la santé et de la famille un rapport pour lutter contre l'inceste et mieux accompagner les victimes.

 

S'appuyant sur un travail de recherche approfondi et de nombreuses auditions, menées entre octobre 2008 et janvier 2009, le texte veut s'attaquer "au dernier tabou français"

"Ni l'opinion ni les pouvoirs publics ne peuvent plus aujourd'hui détourner le regard de ce fléau", insiste Marie-Louise Fort.

 

 

 

Six pour cent des Français auraient été victimes d'inceste selon les résultats d'un sondage Harris interactive. 27% des personnes interrogées déclarent connaître au moins une victime dans leur entourage.

Quatre millions de Français seraient concernés. Selon les résultats d'un sondage Harris interactive pour l'Association internationale des victimes d'inceste (AIVI) rendu public mercredi, c'est le nombre de personnes qui auraient été victimes d'inceste en France, soit six pour cent de la population. 

(L’Express)

 

 

(La Suisse, issue d’une culture agro pastorale, dans le Valais (CH) où j’ai vécu 9 ans.

L’inceste pédophile ou non, était largement répandu .

Les pères, Grand-pères, cousins frères s’adonnaient (culturellement) à des pratiques avilissantes avec souvent l’assentiment des mères et des grand mères, sur les fillettes et le garçonnets .

Chez les Suisses, la parole s’est libérée. Les femmes ont parlé, enfin ! )

 

En France, le pays du non-dit et des armoires pleines de « cadavres », c’est extrêmement difficile à savoir. Mais la parole commence à oser s’affirmer.

(Se rappeler tout de même « La jument verte » de Marcel Aymé et au sort réservé aux filles du cultivateur)

 

Tendance

Les secrets de famille, sujet à la mode ?

Au cinéma, l’explosif Festen, du Danois Vinterberg, ouvre la série : papa fête ses 60 ans et, devant la famille réunie, Christian, le fils aîné, révèle l’impensable…

Dans les pays nordiques, ce film enregistrera autant d’entrées que “Titanic” !

Dans Beloved, tiré du roman de Toni Morrison (10-18), Jonathan Demme (“le Silence des agneaux”) s’attaque à un double secret : l’esclavage, tâche sombre de l’histoire américaine, et le meurtre de Sethe, ancienne esclave qui a tué sa fille, Beloved. Le passé enfoui resurgit quand le fantôme de Beloved s’incarne en une énigmatique jeune femme…
Présenté à Cannes en mai : Pola X de Léos Carax, avec Guillaume Depardieu et Catherine Deneuve. A la veille de son mariage, un jeune homme découvre qu’il a une demi-sœur. Révélation qui l’amène à rompre avec sa famille et sa fiancée.

 

 

Secrets, mensonges et célébrités

- C’est à l’âge de 20 ans que le poète Louis Aragon a appris que sa sœur aînée était en réalité sa mère…

Et que son " parrain " – un illustre serviteur de la République, déjà chef de famille – était son père. Pour éviter le scandale, les grands-parents maternels de Louis se sont fait passer pour ses parents.

L’aveu est survenu au moment où Aragon, jeune soldat, partait pour la guerre : " Mon père força ma mère à me dire qu’elle n’était pas ma sœur parce qu’il ne voulait pas que je pusse être tué sans savoir que j’avais été une marque de sa virilité. "

- Scénario sensiblement identique pour l’acteur Jack Nicholson : il a longtemps cru que sa grand-mère maternelle était sa mère et sa mère, sa sœur.

 

 

 

La Gendarmerie veille …

 

La lutte par écran interposée s'intensifie.

Les gendarmes traquent les cyberpédophiles sur la toile et n'hésitent pas à se faire passer pour de jeunes adolescents.

 

 

Basé à Pontoise, le C3N est un service à compétence judiciaire nationale, qui regroupe l'ensemble des unités du pôle judiciaire pour la gendarmerie nationale (PJGN) qui traitent directement de questions (formation, veille et recherche, investigation, expertise) en rapport avec la criminalité et les analyses numériques (Département Informatique-Electronique de l'Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale).

Il assure également l'animation et la coordination au niveau national de l'ensemble des enquêtes menées par le réseau gendarmerie des enquêteurs numériques.

 

 

Les cybergendarmes s'infiltrent dans les réseaux pédophiles en se faisant passer pour des enfants.

Un stupéfiant théâtre d'ombres, où se mêlent agents infiltrés, pervers polymorphes et coups de bluff magistraux, se trame aujourd'hui dans les recoins les plus glauques de la Toile.

 

S'inventant des profils taillés sur mesure, avançant masqués derrière leurs pseudos, ils surfent et «chattent» sur les forums de discussion pour les 10-13 ans ou certains sites de jeux en ligne en attendant d'être «hameçonnés».

 

 

L’IRCGN est un institut de sciences forensiques, englobant sur un même site toutes les technologies et sciences concernant la recherche de la vérité scientifique au procès pénal. Le statut militaire des gendarmes scientifiques leur permet d’œuvrer en tous lieux et tous temps, donnant à cette unité un statut opérationnel reconnu dans le monde entier.

 

 

( Les sciences forensiques regroupent l'ensemble des différentes méthodes d'analyse fondées sur les sciences :(chimiephysique, biologieneurosciencesinformatique, mathématique, imageriestatistiques) afin de répondre de manière sectorisée aux exigences de la justice et destinées à servir dans le cadre des enquêtes judiciaires et du renseignement criminel.

Elles englobent les méthodes de police scientifique, de médecine légale (analyse physiologique et psychiatrique) et de renseignement criminel.

 

« Ces ressources d’investigations présentées sous leurs meilleurs jours, « pour la recherche des pédophiles et des attaques terroristes », et ne vont qu’en se renforçant.

Le véritable but de cette « formidable » machine cybernétique ne serait-il pas aussi et principalement la surveillance pointilleuse de toute la population, 

l'infantilisant par la peur du gendarme/grand méchant loup ?

Big Brother avance, avance, c’est une évidence ! »

 

 

 

 

 

 

 

« LE POUVOIR EST MAUDIT ! »

    Louise Michel

 

 

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