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17/02/2018

Propriétaire du vent ...

Ma mie, de grâce, ne mettons 
pas sous la gorge à Cupidon 
sa propre flèche. 

 

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 Tant d'amoureux l'ont essayée 
qui, de leur bonheur ont payé 
ce sacrilège. 

 

 

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Vénus se fait vieille souvent 
elle perd son latin devant 
la lèche-frites. 

 

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Quelle demande ?

https://www.youtube.com/watch?v=I9OXwNd8EUs

 

 

 

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Son corps, j'ai une façon très spéciale de le garder puisque j'en fais l'occupation.
 Frédéric Dard .

 

 

 

Les parties laides de l'âme se cachent plus soigneusement que les parties honteuses du corps.
 Henri-Frédéric Amiel 

 

 

 

 

Qu'as-tu fait d'un aveu doux à ton espérance ? 
Mes pleurs, qu'en as-tu fait ? Ton bonheur d'un moment. 
Les secrets de mon âme ont aigri ta souffrance, 
Et, pour y croire enfin, tu voulus un serment.

Le serment est livré : tu ne crois pas encore, 
Tu doutes des parfums en respirant les fleurs ; 
Tu voudrais ajouter des rayons à l'aurore, 
Au soleil des flambeaux, à l'iris des couleurs.

Incrédule, inquiète, ingrate jalousie ! 
Amour, aveugle amour qui méconnaît l'amour ! 
Qui regarde un ciel pur, et demande le jour ; 
Oh ! que je... que je t'aime, aimable frénésie !

Marceline Desbordes-Valmore.

 

« Sauf la seule odeur de toi, frais
Et chaud effluve, vent de mer
Et vent, sous le soleil, de prés
Non sans quelque saveur amère
Pour saler et poivrer ainsi
Qu'il est urgent, mon cœur transi. »
Verlaine

 

La notion de propriété est un concept qui, après réflexions, se révèle totalement illusoire et insidieusement faux.

« Avoir » ou « posséder » quelque chose n’a pas, en vérité, de réalité tangible ou concrète et l’idée que vivant ou inerte puisse « appartenir » à qui que ce soit est tout simplement factice, utilisation abusive des pronoms tels que ma, ta, sa, mon, ton, son, mes, tes, ses, etc., n’est que pure tromperie.

 

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 Il est évident que la propriété n’a aucune réalité intrinsèque et que l’application même du concept est, comme le sont les prix au supermarché, sujette à « changements sans préavis ».

 

Je vous le dis : qui parle en termes de propriété, d’avoir et de possession ne parle certainement pas d’amour…

 

 

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En effet, il nous appartient de prendre soin de ce qui se trouve sous « notre tutelle ».

Nos enfants ne nous appartiennent pas, mais il nous appartient d’en prendre soin, de les protéger et de les guider à travers leur développement.

Notre maison ne nous appartient pas comme telle, mais il nous appartient de l’entretenir en tant que son locataire du moment. Il nous appartient de prendre convenablement soin de notre corps et de notre esprit car seuls nous-mêmes avons la responsabilité de notre propre vie.

 

Saint-Éxupéry disait : « Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, mais nous l’empruntons à nos enfants« 

 

 

 

 

Le jaloux maladif est un scénariste hors pair.

Prisonnier d’une mauvaise série, il se voit dans la peau de l’antihéros trahi par son conjoint et un tiers, et filme en plan serré les comportements de ses partenaires comme autant d’indices du crime dont il sera la victime.

 

 

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Les autres acteurs ont beau se justifier, donner la preuve de leur innocence, lui n’entend rien, obsédé par ces images de tromperie.

« Et même quand la victime du jaloux finit, enfermée, par ne plus voir personne, il arrive que l’autre devienne jaloux même de ses pensées et se dise : “Elle n’a pas l’air heureuse avec moi, elle pense forcément à un autre !” »

 

La passion

Pendant la séduction qui culmine dans la phase de la passion, première étape de la relation amoureuse, vous n’êtes pas encore certain que la relation est bien établie ; hommes et femmes se montrent alors sous leur plus beau jour afin de séduire et de conquérir l’autre.

C’est pendant cette phase que les hommes sont les plus communicatifs et les plus attentifs : ils soignent leur image et sont intéressés par tout ce que vous dites ; ils n’ont d’yeux que pour vous et vous complimentent sans cesse.

C’est pendant cette phase que la femme regarde et écoute l'homme avec la plus grande admiration : elle est toujours prête à se coller et à faire l’amour avec vous, aussi souvent que vous le désirez ; elle ne vous critique jamais et est prête à vous suivre dans tous vos projets.

 

 

En même temps, vous auréolez la personne convoitée : c’est votre âme sœur, votre prince, votre princesse et l’amour que vous éprouvez l’un pour l’autre surmontera toutes les épreuves.

Vous passez vos nuits à bavarder et à faire et refaire l’amour.

Vous ne pouvez plus vous passer l’un de l’autre : vous êtes éperdument amoureux, peut-être même pour la véritable première fois de votre vie.

C’est la phase que l’on voudrait faire durer toujours.

Les biochimistes ont démontré que, pendant cette phase, le cerveau humain produisait une hormone appelée la phényléthylamine.

C’est cette hormone qui serait responsable des états euphoriques que l’on vit lorsqu’on est en amour. Cette hormone aurait les mêmes effets que la cocaïne.

Si la personne désirée vous quitte lors de cette période, c’est le manque, la peine d’amour.

Si vous êtes un drogué de la phényléthylamine, c’est vous qui partirez lorsque vous sentirez que la passion diminue pour trouver ailleurs une nouvelle flamme qui restituera la production de phénylamine.

Vous irez de passion en passion, incapable de véritable engagement amoureux.

 

Par contre, si vous acceptez la baisse de la passion, votre cerveau remplacera la production de phénylamine par la production d’endorphines qui, elles, possèdent les mêmes propriétés que la morphine.

Vous vivrez alors des jours de bonheur tranquille : vous pourrez dormir en paix, en silence, dans les bras l’un de l’autre.

Vous n’aurez jamais été aussi bien, aussi en harmonie de toute votre vie.

Votre couple vous comblera.

Hélas, la passion... passe ! En fait, pendant la phase de passion, vous n’étiez pas réellement amoureux de l’autre personne ; vous étiez amoureux des sensations que l’idée que vous vous faisiez de l’autre personne provoquait dans votre corps et votre tête.

Vous avez ignoré tous ses petits défauts ; vous n’avez vu et entendu que ce qui faisait votre affaire ; vous avez mis de côté tout ce qui pouvait émousser votre passion.

Et vous vous êtes mariés ou, comme disent les espagnols, vous vous êtes « mis en maison » (casarse) ; vous avez commencé à cohabiter.

 

 

La lutte pour le pouvoir .

Vous entrez dans la deuxième phase de votre relation de couple : la lutte pour le pouvoir.

L’anxiété et l’insécurité de la séduction et de la passion vous forçaient à vous montrer sous votre meilleur jour ; la sécurité de votre bonheur et la certitude que l’autre vous aime vous permettent de vous laisser aller et de vous montrer sous votre vrai jour.

Vous ne faites plus semblant, vous êtes vous-mêmes et vous commencez à dire et même à exiger ce que vous attendez de votre relation de couple.

Vous l’aviez déjà dit, mais l’autre vous admirait et il(elle) n’a pas réellement entendu ce que vous disiez. S’il est vrai que l’amour est aveugle, il rend aussi sourd.

 

C’est alors que vous vous rendez compte que l’autre ne partage pas tout à fait vos points de vue sur les loisirs, l’argent, le choix de la maison, la répartition des tâches ménagères, les ami(e)s, la fréquence des rapports sexuels, le type et l’endroit de vos vacances, le choix des films… en fait, la façon d’aimer et de s’investir dans le couple.

 

Pour éviter d’en arriver à ce constat douloureux, mettez tous les deux vos plans de vies en commun sur la table.

 

Madame, votre paquet cadeau  : être heureuse...

Monsieur, le votre : être heureux

Alors ?! Vos mesquineries réciproques vous feront sourire et même rire, à vous en décrocher la mâchoire (ce qui n’est pas très esthétique, pour vous très charmante et sexy dame)

 

Chère dame, vous êtes joliette, même très joliette.

Vous êtes dans un endroit publique, et vous êtes sensuelle à l’insu de votre plein gré, donc vous percevez les regards, sur votre « minois », votre personne.

Vous dégagez du charme, vous aidez à rendre l’ambiance des personnes qui vous croisent, plus heureuse.

Monsieur, l’admet peu.

Que devez-vous faire vous enlaidir, vous habiller en souillon, passer au bistouri du chirurgien et vous faire une face de laideron ?

Que nenni !

La solution n’est pas là.

Monsieur « J’me la pète » doit laisser ses réactions d’ado « mal aimé » et ses pulsions de petit propriétaire…

Vivre en commun, ce n’est pas mourir un peu !

C’est « super vivre » en additionnant vos désirs de bonheur !

 

 

 

 

 

 

12:19 Écrit par GéGé-one | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | |

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