Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

01/04/2018

CHANOINE DU LATRAN !

C.RL.png

 

 

Les chanoines réguliers du Latran (en latin : Congregatio Sanctissimi Salvatoris lateranensis) dont le nom complet est chanoines réguliers du Très Saint-Sauveur du Latran sont des chanoines réguliers de droit pontifical.

 

 

lvmdtPEY-aW3D9l8iKnrl4XXXL4j3HpexhjNOf_P3YmryPKwJ94QGRtDb3Sbc6KY.jpg

 

 

 

C'est une distinction héritée de Louis XI, en 1482, et renouvelée en 1604 par Henri IV. Après sa conversion du protestantisme au catholicisme, le roi de France fait un don au Latran, la basilique du pape à Rome, et reçoit en échange le titre de «  premier et unique chanoine honoraire de l'archibasilique majeure de Saint-Jean-de-Latran  ».

 

Voyage à Rome

Le titre qui était tombé en désuétude a été remis en lumière par René Coty en 1957.

Ce voyage, le général de Gaulle en 1967, Valéry Giscard d'Estaing en 1978, Jacques Chirac en 1996 et Nicolas Sarkozy en 2007 l'avaient accompli, mais ni Georges Pompidou, François Mitterrand et François Hollande ne s'y étaient rendus.

 

Un titre, honorifique, que portent aujourd'hui les présidents de la République française et qu'Emmanuel Macron a décidé d'accepter, rapporte le quotidien.

 

 

55f13680a5cc67468924e23d08edf13b.jpg

 

 

 

 

 

 

 

Voilà donc le président de la République ( Il est vrai qu’il a été prof chez les Jésuites à Paris) qui renoue avec les mauvaises habitudes qui veulent que le chef de l’Etat se pare également du manteau du religieux.

C’est une mauvaise façon de faire et plus encore un détournement de la laïcité au bénéfice d’une lecture régressive qui y substitue l’œcuménisme communautariste.

 

 

pere-macron.jpg

 

 

M. Macron n’était pas tenu d’accepter cette « distinction ».

D’autres, François Mitterrand, Georges Pompidou ou encore François Hollande, n’ont pas pris officiellement possession de leur titre à défaut d’y avoir renoncé.

 

Si la France n’a pas à renoncer à son Histoire, la République n’a pas à endosser les héritages qui entrent en contradiction avec son principe d’organisation politique et sociale que représente la laïcité.

Membres d’un même corps politique, les individus peuvent être croyants, athées ou agnostiques, libre penseurs.

Mais la laïcité transcende ces appartenances.

On pourrait en effet être athée et laïque comme athée et non laïque ; agnostique et laïque comme agnostique et non laïque ; croyant et laïque comme croyant et non laïque.

La République a fait un choix en conscience et en raison : celui d’assumer en son sein le principe de laïcité.

Et donc de faire la place aux croyants, aux athées et aux agnostiques.

C’est pour cela qu’elle affiche de manière première le fait d’assurer d’abord la liberté de conscience qui est une liberté de croire ou de ne pas croire.

L'Etat doit demeurer extérieur aux considérations théologiques

La liberté de conscience détermine le rapport de l’Etat à l’ensemble des religions en général et à chacune d’entre elles en particulier.

La conscience n’est pas la foi et l’égalité entre les citoyen-ne-s justifie donc que l’Etat demeure extérieur aux considérations théologiques et à leurs pratiques.

 

La liberté de conscience ne vise en effet pas à un égal traitement des religions, œcuménisme faussement laïque tant vanté dans la période.

 

Il observe sur ce point non pas une neutralité entre les religions mais une stricte séparation entre le fait religieux et le champ politique.

 

 

download (1).jpg

 

 

 

Pierre jetée dans le jardin de la laïcité

Voilà pourquoi la reconnaissance officielle par M. Macron du titre de chanoine de Latran est une pierre jetée dans le jardin de la laïcité et donc dans celui de tous les Français-es.

Voilà pourquoi la distribution des reconnaissances organisées par

M. Macron et ses ouailles, un coup à une religion, un coup à une autre, n’est au final rien d’autre qu’une gestion communautariste larvée qui affaiblit et pervertit la République.

 

 

 

63321890_p.jpg

 

 

 

Macron re-confessionnalise la société :

 

 

Dès la nomination de Gérard Collomb au ministère de l’Intérieur on pouvait s’attendre à une fragilisation du socle laïque.

En effet, chaque année ce dernier participe à Lyon à la cérémonie religieuse du vœu des échevins au cours de laquelle il remet un écu d’or au Cardinal Barbarin pour le remercier de bénir la ville.

Et, récemment, il a annoncé la mise en place d’une instance de dialogue entre les trois religions monothéistes.

 

 

 

 

 

 

57141378_p.jpg

 

 

 

 

13:31 Écrit par GéGé-one | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | |

Les commentaires sont fermés.