Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

19/11/2017

A Rebrousse-poil

Analyse de l'actualité politique, philosophique et artistique

 

 

Résignation ou Émancipation ?

Mes fidèles – et moins fidèles – lecteurs pourront s’étonner de ce long silence dans ses colonnes.

Où est-il ce petit homme, ornant le bandeau du site et tirant sur la corde du grand soir ?

Que fait-il ? A-t-il un souci ? Son alter ego l’aurait-il lâché ?

Non, la corde reste tendue et n’est pas rompue…

Prenons le risque de répondre.

Mes Ami-e-s, vous avez raison et tort à la fois.

 

 

Comment ne pas considérer que l’actualité reste suffisamment abondante et variée en famines, guerres, immigrations en tous genres, scandales, dangers nucléaires et écologiques, répressions… pour ne pas prendre – un à un – ces événements à rebrousse-poil ?

Oui, nous prenons le risque de ne pas faire semblant en rabâchant à longueur de temps des sujets dont nous n’ignorons l’importance et les mobilisations qu’ils représentent.

Mieux vaut quelquefois laisser le temps s’égrener lentement et savoir prendre le temps d’une respiration bienfaisante.

Il est à craindre qu’il sera toujours tant de mourir asphyxier par l’une ou l’autre de ces pollutions nous gangrenant.

Au risque de ne rien changer, c’est ce qui guette l’Humanité, malheureusement !

Mais, revenons à l’objet de notre réveil.

Une analyse nous a semblé intéressante et utile de vous communiquer.

Il s’agit de : « En finir avec les luttes défensives« , écrite par le sociologue Bernard Friot et publiée dans les colonnes du journal Le Monde diplomatique, du mois de novembre 2017.

 

 

 

 

 

Le chapeau de Diplocelle-ci donne le ton : « Les conquêtes sociales de ces deux derniers siècles présentent partout la même limitation : si, en principe, les peuples décident de leur destin politique, il n’est pas question de souveraineté populaire sur l’économie.

Remédier à cette hémiplégie n’implique-t-il pas pour les progressistes un changement de perspective : non plus seulement s’opposer aux réformes, mais promouvoir un autre modèle ? » 

L’auteur nous fait rapidement glisser sur la pente rude et savonneuse d’un système qui, reconnaissons-le, n’a jamais été le nôtre.

Il nous dévoile combien, au fil du temps, celui-ci a su se doter, très habilement évidemment, des mécanismes d’adaptation.

Cela, bien sûr, au grand dam du plus plus grand nombre.

 

Dans les multiples rapports qui s’établissent entre les humains, désormais tout, absolument tout est marchandisé. 

Ce phénomène est à mettre en parallèle avec le savant détricotage des « acquis sociaux », notamment ceux issus de l’après Seconde guerre mondiale. 

On l’a déjà évoqué dans ce blog : comment le monde ouvrier a-t-il pu baisser les bras et laisser échapper la production de la valeur en faveur du capital ? 

De plus, comment le système capitaliste a su rompre les liens en brisant la solidarité sociale et économique (le collectif) afin de développer l’initiative personnelle (l’individuel) ?

 

Voici donc ce qui fait la trame de cette étude intéressante et qui ne peut que nous interpeller.

Elle invite à rechercher des pare-feux mais également à la re-création des liens rompus pour une réelle émancipation. 

La pensée libertaire a son mot à dire car elle n’a de cesse de dénoncer cette situation aliénante. 

Le chemin n’est pas facile mais il n’est pas impossible non plus. Sinon, comment ne pas crier gare aux multiples dangers qui nous guettent ?

 
 

Code du Travail : Une défaite en raz de campagne

 

Quelques infos avaient fuité.

Depuis hier, elles sont confirmées.

Rares sont les grandes organisations du pays qui s’opposent à cette incroyable refonte du Code du travail.

 

Notre déception ne vient pas des Jupitériens.

Avant et après la joute électorale nous le savions.

Désormais, ils l’ont fait.

D’ailleurs, comme l’a si bien réclamé le patron des patrons à l’occasion de leur 19e université d’été sur le campus oh, combien symbolique d’HEC, à Jouy-en-Josas, il faut aller "jusqu’au bout pour simplifier ce Code" .

 

Hé oui, comment s’attendre à autre chose dans la bouche de ce syndicaliste patronal qui était, pour la circonstance, en parfaite concordance avec ses autres collègues du considérable groupe des PME-TPE ?

La trique est légalisée et bientôt mise en place.

Il ne reste plus qu’à nos petits et grands chefs de l’économie et à leurs petits bras chargés des soit-disantes « ressources humaines » de s’en emparer pour – restons polis – pressurer ce formidable vivier des travailleurs.

 

Côté opposants, il n’y a pas foule d’organisations.

Le vent tourne malheureusement du mauvais côté.

La révolte politique ressemble étrangement à ces avis de tempête qui ne sont que des fausses alertes, attendues mais jamais là où on les attend et puis tellement insignifiantes…

Cette opposition reste à l’image de celle que révèle le monde syndical. Une fois de plus, nous enregistrons la progression de la gangrène qui le ravage et ce, constatons-le, depuis déjà de très nombreuses années.

L’invention du réformisme a pour cela été un lent mais extraordinaire levier de dépossession.

 

Alors, le grand ponte du Medef peut continuer à l’affirmer haut et fort : « il est important que nous continuions notre combat sur la baisse du coût du travail, sur la fiscalité nationale et sur la fiscalité territoriale ».

Il ne peut mieux dire car tout semble aller dans ce sens… pour le meilleur des mondes capitalistes.

 

Hourra ! devrait-il prononcer.

Mais pour tous les travailleurs, tous les petits et tous les laissés pour compte, cette fin d’été ne sera pas à marquer d’une pierre blanche.

Vraiment !

 

 

https://arebroussepoil.com/author/rbosdeveix

 

 

 

 

 

« Protégeons les humains, pas les frontières.

 

Réfugiés

 

(Par Axel Leclercq )

 

Que ressentent les réfugiés à qui l’on ferme nos frontières ? Pour se faire une idée, il n’y a qu’à jeter un oeil à ce petit court-métrage poignant réalisé par Matthieu Tribes.

La métaphore utilisée est terrible, bouleversante, mais elle est juste.

 

 

Dans cette vidéo, on voit Marina Foïs et Mathieu Kassovitz interpréter deux parents en compagnie de leurs deux enfants, un soir, tranquilles à la maison.

Et puis, soudainement, rien ne va plus, regardez, c’est très fort…

 

 

https://youtu.be/_7Oe5S2-CDw

 

 

 

Marina-Fois-Kassovitz.png

 

 

Réfugiés a été réalisé pour faire passer le message du Collectif pour une nation Refuge (CNR). 

Objectifs ? Dénoncer la passivité de l’Etat face au drame des réfugiés mais aussi dénoncer les violences dont les migrants sont victimes.

« En guise de pansement, l’État préfère ‘gérer la crise’ avec l’aide de la police plutôt que le soutien du peuple, pas aussi frileux que le gouvernement le croit. »

 

Pour que les victimes puissent fuir leur pays en flammes, pour qu’elles puissent trouver un refuge, ce film, puissant, éveille les consciences. Bravo.

 

 

 

 

 

 

MIGRANTS : UN TEXTE POIGNANT SIGNÉ JEAN-MARIE GUSTAVE LE CLEZIO.

 

Au fond, quelles sont les raisons qui devraient nous pousser à accueillir les migrants en détresse ?

Réponse avec un prix Nobel de littérature.

(Par Axel Leclercq )

 

 

 

640_leclezio.jpg

 

 

Quand une partie du monde fuit la guerre et la misère dans l’espoir de trouver refuge dans notre pays, comment devons-nous réagir ? 

 

Jean-Marie Gustave le Clézio, prix Nobel de littérature, s’est posé cette question cruciale…

et le résultat de sa réflexion est on ne peut plus limpide, pertinent et poignant.

 

L’écrivain était l’invité de Boomerang sur France Inter.

 

Et comme Augustin Trappenard lui avait donné carte blanche, il en a profité pour lire un texte inédit et puissant sur les migrants et notre devoir de les accueillir.

À la fois argumenté et touchant, ce texte fait autant appel au coeur qu’à la raison.

Est-ce ce qui explique l’énorme écho qu’il rencontre depuis ? C’est fort possible. Regardez :

 

https://youtu.be/LfJKk2K8ZgA

 

 

« La responsabilité, ce n’est pas une vague notion philosophique, c’est une réalité.

 

Car les situations que fuient ces déshérités, ce sont les nations riches qui les ont créées. Par la conquête violente des colonies, puis après l’indépendance, en soutenant les tyrannies, et enfin aux temps contemporains, en fomentant des guerres à outrance dans lesquelles la vie des uns ne vaut rien, quand la vie des autres est un précieux trésor.

(…)

La migration n’est pas, pour ceux qui l’entreprennent, une croisière en quête d’exotisme, ni même le leurre d’une vie de luxe dans nos banlieues de Paris ou de Californie. C’est une fuite de gens apeurés, harassés, en danger de mort dans leur propre pays.

Accepter qu’ils soient refoulés comme indésirables, comme si le malheur était un crime et la pauvreté une maladie ?

(…)

 

Ils frappent à notre porte, ils demandent à être reçus. Comment pouvons-nous les renvoyer à la mort ? »

*

*

Cette question, chacun devrait se la poser en interrogeant sa propre conscience.

L’enjeu est de taille…

 

 

 

" Protégeons les humains, pas les frontières."

 

 

 

 

 

 

18/11/2017

Fabio Marra, Catherine Arditi : Ensemble

Schermata-2015-10-27-alle-21.37.45.png

 

 

Fabio Marra

 

Il débute au Théâtre Historique Bellini de Naples. Il s’intéresse vite à l’écriture et il écrit et met en scène plusieurs pièces courtes qui sont représentées dans différents théâtres de la ville. En 2005, il quitte son pays natal et s’installe à Paris où il poursuit sa formation à l’Ecole Internationale Jacques Lecoq.

Son parcours s’amorce au sein de Carrozzone Teatro qu’il fonde en 2006 et  qui produit les textes dont il est l’auteur, metteur en scène et comédien. Dans son écriture l’ironie vient souvent s’infiltrer dans les moments tragiques.

 

 

Un théâtre fondé sur la construction d’histoires qui mettent l’individu et le comédien au cœur de la scène pour nous offrir un théâtre d’émotions qui pousse au premier plan le travail sur la situation et le développement des thématiques actuelles

 

 

ENSEMBLE

 

catherine-arditi-fabio-marra-sonia-palau-ensemble-de-fabio-marra_19981173269_o-880x587.jpg

Catherine Arditi, Fabio Marra et Sonia Palau : "Ensemble" de Fabio Marra

 

 

Ensemble se déroule autour d’un thème aussi inconnu qu’universel : la normalité. Qu’est-ce qu’être normal ? Cette création veut aborder ces thèmes à travers l’histoire d’Isabella et ses enfants : Miquélé et Sandra.

Isabella, interprétée par Catherine Arditi, est une femme déterminée. Elle vit avec son fils Miquélé, un jeune homme simple d’esprit, impulsif et généreux.

Cette relation fusionnelle entre une mère et son fils nous parle d’attachement, de sacrifice, avec un mélange de tendresse et d’ironie. Que se passe-t-il aujourd’hui quand quelqu’un a besoin de nous parce qu’il ne rentre pas dans le cadre ? Sommes –nous prêts à accepter la différence ?

 

catherine-arditi-fabio-marra-ensemble-de-fabio-marra_20141953526_o-1200x800.jpg

 

 

 

Ensemble - Fabio Marra

https://www.youtube.com/watch?v=hKGDidVcVWE

 

 

 

Télé Matin. Ensemble de Fabio Marra

https://www.youtube.com/watch?v=X39yMxFXrTQ

 

 

Interview Culturebox Catherine Arditi Fabio Marra

https://www.youtube.com/watch?v=RiVPOFd0iPg

 

 

 

 

 

 

catherine-arditi-fabio-marra-ensemble-de-fabio-marra_19979978468_o-880x587.jpg